« Les autorités gabonaises portent atteinte aux libertés individuelles et aux droits politiques fondamentaux »
« Les autorités gabonaises portent atteinte aux libertés individuelles et aux droits politiques fondamentaux »

« Les autorités gabonaises portent atteinte aux libertés individuelles et aux droits politiques fondamentaux »

image/svg+xml image/svg+xml

Le président Ali Bongo Ondimba, le gouvernement et l’ensemble des autorités gabonaises sont régulièrement accusés de porter atteinte aux libertés individuelles ou aux droits politiques fondamentaux, et ce de façon volontaire.

Introduction

 

Le président Ali Bongo Ondimba, le gouvernement et l’ensemble des autorités gabonaises sont régulièrement accusés de porter atteinte aux libertés individuelles ou aux droits politiques fondamentaux, et ce de façon volontaire. Ces critiques sont systématiquement portées par des membres de l’opposition ou des médias locaux peu soucieux de déontologie.

L’indice Ibrahim de la gouvernance africaine témoigne des progrès du Gabon depuis quelques années dans le domaine du respect des droits fondamentaux et de l’Etat de droit

 

L’indice Ibrahim de la gouvernance africaine (IAAG) fournit une évaluation annuelle (basée sur 100) de l’état de la gouvernance sur le continent africain à partir de 130 variables issues de 34 sources indépendantes africaines et globales. Classé à la 27ème place sur un total de 52 Etats, le Gabon demeure en tête de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) au classement 2014, avec un score supérieur à celui de la sous-région d’Afrique centrale.

le Gabon demeure en tête de la CEMAC

 

Ce qu’il faut retenir :

  • le Gabon obtient son score le plus amélioré dans la catégorie Sécurité et Etat de droit (+3,7 points);
  • le Gabon obtient son score le plus élevé dans la catégorie Développement humain (62,8) et son meilleur classement dans cette catégorie (18ème sur 52) ;
  • le Gabon obtient son score le plus élevé dans la sous-catégorie Sécurité nationale (89,9) et son meilleur classement dans cette sous-catégorie (8ème sur 52) ;
  • le Gabon obtient son score le plus amélioré dans la sous-catégorie Sécurité individuelle (+15,9 points).

Le pays n’a connu aucune détérioration, toutes catégories confondues, depuis 2009. Sur le plan de la participation et du respect des droits de l’Homme, le Gabon obtient un score moyen de 42/100 et se hisse au 33ème rang (sur 52 Etats).

La mise en place du Conseil national de la démocratie le 26 février 2015

 

Réuni pour la première fois le 26 février 2015, le Conseil national de la démocratie (CND) agit en faveur de la construction de “la Maison Gabon” à travers la consolidation des acquis démocratiques et le renforcement de l’Etat de droit.

 

« J’ai voulu,  a déclaré le président Ali Bongo Ondimba à ce sujet, faire en sorte que le CND devienne le lieu indiqué pour que chacun exprime son point de vue et contribue à faire évoluer notre démocratie dans un dialogue politique permanent et inclusif, ouvert à tous les partis politiques légalement reconnus, et selon les cas, à d’autres acteurs ».

 

Ce dispositif est prévu par l’Ordonnance n° 001/PR du 29 janvier 2015 portant modification de certaines dispositions de la loi n° 13/96 du 15 avril 1996 portant création du Conseil national de la démocratie. L’article 2 nouveau fait désormais du CND, un organe consultatif permanent chargé d’élaborer un Code de bonne conduite à l’usage des acteurs de la vie politique nationale, et d’assurer la médiation dans les conflits opposant les acteurs et les partis politiques entre eux.

 

Séraphin Ndaot Rembogo, membre de l’opposition à la tête du Parti pour le Développement et la Solidarité sociale (PDS), a été élu le 26 févriers 2015 président du Conseil national de la démocratie (CND).

Le Gabon à la tête du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU

 

Le 1er janvier 2013, le Gabon a intégré pour trois ans le Conseil des droits de l’Homme de l’Organisation des Nations Unies (CDH). Le CDH est depuis 2006 l’organe intergouvernemental principal des Nations Unies chargé des questions relatives aux droits de l’Homme. Le Conseil a pour  tâche principale d’examiner et d’évaluer tous les quatre ans, par le biais de l’Examen périodique universel (Epu), la situation des droits de l’Homme dans les 194 Etats membres.

 

C’est après avoir présidé l’Assemblée générale des Nations Unies en 2004, puis le Conseil de sécurité de l’ONU en 2009, que le Gabon endosse une nouvelle responsabilité au niveau international en accédant, le 16 décembre 2013, à la présidence du CDH. C’est la traduction d’un nouveau signe de reconnaissance face aux efforts consentis en faveur des droits de l’Homme et la politique générale menée par le Gabon en faveur des personnes les plus vulnérables, des femmes, des veuves, des enfants orphelins et des personnes handicapées.

 

Le président Ali Bongo Ondimba s’est d’ailleurs  déjà exprimé sur le sujet le 31 décembre 2013, à l’occasion de ses voeux à la Nation : « Dans le même sens, je voudrais me féliciter de l’élection du Gabon à la présidence de la Commission des droits de l’homme des Nations Unies, preuve une fois encore, des efforts de notre pays pour garantir les droits de l’homme et préserver l’exercice des libertés individuelles et collectives ».

 

Selon M. Baudelaire Ndong Ella qui a assuré la présidence du CDH pour l’année 2014, 114 textes ont été adoptés durant son mandat, dont 65% par consensus, sur un large éventail de questions. Il rappelle avoir demandé, durant son exercice, à la communauté internationale de renforcer le financement des programmes des droits de l’Homme pour que l’organisation puisse répondre de manière efficace à la bonne conduite de ses missions.

 

Partager cet article

75

Cette explication vous a-t-elle satisfait(e) ?

Oui
Non

Merci beaucoup pour votre avis ! Il nous aide chaque jour à améliorer ce site.

Nous en sommes désolés ! Dites-nous pourquoi :

Merci de recopier le code anti-spam pour envoyer le message

captcha